La culture du combat en Amérique Latine

Auteur : François Soulard. Collection animée par Raphaël Chauvancy.

Une version augmentée et traduite en espagnol est à paraître en mars 2026 sous le titre « Combatir en el Nuevo Mundo » (voir ci-dessus).

La conquête d’un continent, le Siècle d’or hispanique, un empire générateur, des indépendances et des luttes idéologiques… En fin de compte, l’Amérique latine n’a jamais cessé de se battre. De la chute des empires aztèque et inca aux guerres de libération du XIXe siècle, ce continent s’est forgé dans le choc des volontés et des visions du monde.

Plus qu’ailleurs, la violence n’a pas seulement pris la forme d’armées et de batailles : elle a également été symbolique, culturelle, spirituelle ou économique. C’est ce qu’analyse François Soulard dans cet essai, où l’histoire militaire croise l’anthropologie et la géopolitique. Il y décrypte les cultures du combat qui ont forgé les sociétés ibéro-américaines. Ce livre permet de comprendre comment le continent a été marqué en permanence par les relations de pouvoir et l’extension des conflits entre les grands empires.

Disponible chez VA éditions

Format: français, 15×21, 140 pages, sortie en septembre 2025.

Une nouvelle ère de confrontation informationnelle en Amérique latine

Auteur: François Soulard.

L’Amérique latine est entrée dans une ère de guerres informationnelles de haut niveau et de forte intensité. Si cette réalité n’est pas nouvelle, l’irruption de la vague progressiste à la fin des années 1990 a marqué un vrai tournant stratégique. Trois études de cas sur le Venezuela, la Bolivie et le Brésil sont présentées dans l’ouvrage et passent au crible les stratégies et les méthodes déployées dans ces trois contextes ainsi que dans le paysage régional.

La guerre de l’information a unifié les terrains de confrontation. On voit clairement dans les cas décrits que les dimensions juridiques, politiques, économiques et militaires sont intimement liées aux agendas informationnels. Ces derniers recouvrent dans  la région une portée stratégique et subversive. Ils ont modifié la physionomie même de la politique et font perdurer les projets contestataires sur le continent.

L’utilisation de l’information à des fins conflictuelles génère un nouveau choc frontal dans les sociétés latino-américaines qu’il est nécessaire d’étudier de manière beaucoup plus approfondie.

Disponible chez Ediciones CICCUS, Mercado Libre ou Busca Libre.

Format: espagnol, 288 pages, poids: 0.41 kgs. hauteur: 21.0 cm. largeur: 15.0 cm. épaisseur: 1.6 cm.
ISBN: 978-987-693-962-1  Edité en 2023.

La guerra económica en el siglo XXI

Traduction à l’espagnol : François Soulard et Marina Pou. Préface : Iris Speroni.

La guerre économique au XXIe siècle revisite les conflits économiques qui structurent profondément l’échiquier international. Il expose comment les États, les entreprises et la société civile s’affrontent, bien au-delà de la notion traditionnelle de concurrence commerciale ou de sanction économique.

Ce livre de Christian Harbulot aborde largement la réalité française pour ensuite montrer comment les États-Unis, la Chine, le Japon, l’Allemagne, ainsi que d’autres puissances, assoient leur proyection géopolitique à partir d’une nouvelle forme de guerre économique, motivée par le déploiement de la puissance.

L’influence, la guerre de l’information et le renseignement font partie de cette démarche. La vision développée par l’auteur, l’un des plus grands spécialistes internationaux sur le sujet, est un point de départ essentiel pour comprendre la réalité des pays ibéro-américains.

Disponible chez Ediciones CICCUS, Mercado Libre.

Format: 224 pages,  poids : 0.36 kgs.  hauteur: 21.0 cm.  largeur: 15.0 cm.  épaisseur: 2.0 cm.
ISBN: 978-987-693-370-4   reliure: BINDER  publication: 2025.

De l’hégémonie au déclin de l’Occident (atlas stratégique)

Traduction en espagnol et en anglais : François Soulard et Marina Pou.

L’auteur, Gérard Chaliand, retrace d’un point de vue historique les grandes étapes de l’histoire géopolitique de l’Occident, du XIXe siècle à nos jours. Il met en lumière une nouvelle vision du monde, qui se révèle ainsi dans toute sa complexité. Chaliand constate que l’Europe, qui a dominé le monde de la fin du XVIIIe siècle à 1914, n’a plus le statut de puissance politique et a renoncé à toute souveraineté militaire, comme l’illustre le cas de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. La démonstration du rôle de l’Asie orientale dans les origines du changement d’équilibre des pouvoirs est surprenante, tout comme l’incapacité des États-Unis pendant un demi-siècle à freiner les guerres irrégulières. C’est la fin du monopole occidental de la puissance, et d’autres, en Asie, vont même jusqu’à qualifier cela de fin de la parenthèse occidentale (Kishore Mahbubani). Une version alternative indispensable de l’histoire mondiale des XXe et XXIe siècles se dessine ainsi.

Disponible en français chez Autrement (les versions traduites n’ont pas été publiées par l’éditeur).

Empires

Traduction vers l’espagnol: François Soulard. Préface : Heriberto Auel.

Les empires constituent un phénomène civilisationnel central dans les 6000 dernières années de l’Histoire. Ils incarnent une forme de domination exercée par un groupe humain sur d’autres populations d’origine ethnique ou religieuse différente. Les empires, comme les États, se sont construits par l’épée et ont maintenu leur pouvoir par la force, la crainte qu’ils inspiraient et l’éclat de leur prestige.

La genèse de l’Amérique latine est étroitement liée à ce phénomène et résulte du tournant vers la forme récente d’impérialisme outre-mer aux XVe et XVIe siècles, après une longue période marquée par l’opposition entre sociétés nomades et sédentaires dans la masse eurasienne. En termes d’expansion, la conquête espagnole de l’Amérique est similaire à l’Anabase d’Alexandre le Grand ou à celle de Gengis Khan avec le vaste empire mongol au XIIIe siècle. L’héritage historique des empires est fondamental pour la pensée géopolitique et stratégique. Byzance, par exemple, désavantagée par sa réalité géographique, a forgé une riche culture stratégique qui lui a permis de perdurer pendant un millénaire. La Chine a traversé les âges avec une vigueur stratégique remarquable, sans s’appuyer sur une religion monothéiste dominante contrairement à d’autres empires. Avec la fin du dernier grand empire territorial, à savoir l’Union soviétique, la transformation de l’impérialisme s’est accélérée et a modifié le paysage stratégique.

Cet ouvrage du géostratège franco-arménien Gérard Chaliand propose un parcours historique inédit. Il met l’accent sur le capital stratégique laissé par les empires passés et émergents (Chine, Iran, États-Unis, Europe, Turquie, Russie).

Pourquoi l’Occident perd-il la guerre?

Traduction : François Soulard. Préface : Pedro Brieger.

Depuis le retrait du Vietnam, le bilan militaire des États-Unis et de leurs alliés occidentaux est sans conteste négatif : conflits coûteux, résultats militaires médiocres, conséquences politiques désastreuses. Conjuguant histoire, géopolitique et observation du terrain, Gérard Chaliand met en évidence avec rigueur et honnêteté les ingrédients de la victoire et les raisons actuelles de l’échec, notamment dans la région du Moyen-Orient. Sa conclusion est sans appel : les États-Unis et l’Europe ne savent plus gagner la guerre militaire.

Au cours de sa longue carrière d’universitaire et d’essayiste, Gérard Chaliand est devenu l’un des grands spécialistes des questions relatives au « tiers monde » et au « monde colonial », une catégorie très utilisée pour désigner les diverses luttes de libération nationale menées contre les puissances coloniales qui occupaient la quasi-totalité de la planète dans les années 1950 et 1960. Au cours de ces années, presque tous les pays d’Afrique ont obtenu leur indépendance et, dans plusieurs régions d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine, des processus politiques ont été menés par des personnalités qui ont tenté de construire une voie non alignée avec les grandes puissances et d’échapper au schéma de confrontation de la « guerre froide » entre les États-Unis et l’Union soviétique.

Auteur: Gérard Chaliand. Disponible chez Ediciones CICCUS.

Pages: 160,  poids: 0.23 kgs.  ISBN: 978-987-693-739-9  reliure: BINDER  Publication: 2018.

Dictionnaire du pouvoir mondial

Co-auteur : François Soulard. 

Après l’ère des empires et celle de l’omnipotence de l’Etat-Nation, le IIIe millénaire nous projette vers une nouvelle période de l’histoire, celle de la gouvernance mondiale. Aujourd’hui, les enjeux, qu’ils soient géopolitiques, économiques ou environnementaux, sont des enjeux planétaires qui réclament des solutions collectives impliquant les Etats mais aussi toutes les parties prenantes participant activement à l’identification et à la résolution de problèmes de plus en plus nombreux auxquels l’humanité doit impérativement faire face. Derrière le terme un tant soit peu mystérieux de « gouvernance mondiale » se cachent une réflexion dynamique et, surtout, des actions concrètes. Ce dictionnaire, premier du genre sur ce thème, tente de définir les enjeux de la gouvernance mondiale ainsi que ses attentes, ses potentialités et toute la pensée autour de laquelle s’organise, de manière formelle mais aussi informelle, la mise en oeuvre de stratégies qui cherchent à répondre aux menaces du moment et à celles de demain.
A travers plus d’une centaine d’entrées, cet ouvrage couvre les thématiques qui préoccupent les spécialistes et les acteurs de la gouvernance mondiale, telles que le droit international, les droits de l’homme ou l’interdépendance. Il recense aussi toute l’historique de la pensée globale et explore des domaines sortant des sentiers battus et que l’on n’associe pas habituellement à la problématique de la gouvernance : ainsi de la poésie, du football ou encore du ressentiment.

Auteur: Forum pour une nouvelle gouvernance mondiale. Disponible en français et en espagnol.

Publication: 2013, 467 pages, Nubis.