Retour sur les incohérences informationnelles déployées autour de l’opération Déluge al-Aqsa d’octobre 2023 en Israël et contribution au débat stratégique
Introduction
L’opération Déluge al-Aqsa, dirigée contre Israël le 7 octobre 2023, a constitué l’une des plus importantes offensives connues à ce jour dans le registre de l’action terroriste au niveau international. La multiplicité des modes d’attaques et des sites visés, ainsi que la gravité des actes commis et leur résonance globale, ont transformé le choc initial en véritable commotion planétaire. La déflagration a suscité en aval une vaste riposte politico-militaire, menée à Gaza et au Proche-Orient par les forces armées de Tsahal et les alliés d’Israël, dont la mise en œuvre continue de s’opérer à l’heure d’écrire ces lignes.
En parallèle aux prises de position officielles, tant de la part de l’État d’Israël que du mouvement islamique du Hamas qui, rappelons-le, a revendiqué l’offensive du 7 octobre 2023, des témoignages audiovisuels ont été fournis par les protagonistes pris dans les affrontements et par les dispositifs de vidéosurveillance. Un nombre conséquent de matériaux multimédias ont ainsi fourni les évidences à partir desquelles se sont cristallisées les principales représentations des faits et la contagion psycho-émotionnelle. Or, plusieurs de ces matériaux, divulgués par les médias et les autorités israéliennes1, comportent des inconsistances et les traces d’une fabrication moyennant les procédés d’intelligence artificielle générative. Ces incohérences ont trait d’une part à la composition visuelle et l’authenticité des documents présentés comme preuves des violences commises, d’autre part au contenu sémantique, implicite ou explicite, exprimé par ces éléments dans le contexte général de l’attaque. D’autres éléments informationnels, fournis bien après le choc initial d’octobre 2023, renvoient à ces incohérences et soulèvent de proche en proche des interrogations sur la nature stratégique de l’opération.
Retour sur les événements
L’opération Déluge d’al-Aqsa débute à l’aube du 7 octobre 20232. Elle forme un théâtre opérationnel qui s’organise selon un tracé relativement linéaire, coïncidant avec le pourtour terrestre de la bande de Gaza. L’armée israélienne a officiellement recensé 119 points de franchissement de la frontière lors de l’attaque3, à travers lesquels se seraient engouffrés près de 6 000 militants du Hamas, ainsi que des civils palestiniens4, permettant au final de frapper une vingtaine de sites et localités israéliennes. L’incursion par voie terrestre ou aérienne (parapente) a été précédé d’un tir d’environ 4 300 roquettes, lancées depuis la bande de Gaza.
L’absence de réaction défensive de l’armée israélienne, dans une zone pourtant hautement militarisée, continue à alimenter la polémique5. Au-delà des spéculations6 et de l’effet de surprise qui a pu constituer un avantage stratégique, on notera néanmoins qu’en juillet 2025, le témoignage d’un soldat israélien devant la Knesset a évoqué l’ordre émis par l’autorité militaire (brigade Golani), d’annuler les patrouilles sécuritaires effectuées le long de la frontière avec Gaza, entre 5 heures 20 et 9 heures dans la matinée du 7 octobre 20237.
Quels que soient les motifs de cette brèche sécuritaire, l’échiquier informationnel a été rapidement mis à contribution pour exploiter l’expédition punitive sur le territoire, tant pour le Hamas que pour Israël. Dès le 7 octobre 2023, la faction islamique est la première à délivrer des séquences échantillonnées sur différents points d’assaut dans une perspective de propagande8. Le jour suivant, les massacres commis sur le site du festival de musique électronique Nova, à cinq kilomètres de la bande de Gaza entre les kibboutz de Réïm et Be’eri, sont convertis en centre de gravité médiatique. Des images, diffusées par les deux camps, dévoilent d’abord la tuerie ayant visé une jeunesse multiculturelle et innocente, complétées ensuite par d’autres vidéos réalisées depuis les ordiphones des victimes ayant pris la fuite. Dans les jours postérieurs au 7 octobre, d’autres vidéos combinant les phases d’assaut sur différents sites et l’interview de témoins seront également viralisées.
Différents observateurs ont pointé du doigt les incohérences sémantiques présents dans ces contenus : inconsistance de la géolocalisation du festival Nova9, discontinuité dans l’apparence des véhicules vandalisés entre les différents échantillons audiovisuels10, comportements paradoxalement rationnels des civils plongés dans une situation de violence, récits contradictoires de la part des témoins et victimes11, enregistrement mélangeant l’angle de vue d’une caméra corporelle d’un attaquant du Hamas et celui d’une caméra fixe filmant depuis l’intérieur de la voiture ciblée12). Pour autant, il semble qu’aucune démarche poussée de vérification de l’authenticité des matériaux ne semble avoir été entreprise avant la fin de l’année 2024. Il est vrai que, même pour l’observateur attentif et averti, les échantillons audiovisuels apparaissent hautement crédibles et on ne peut plus réalistes. L’image et la bande sonore ne laissent transparaître aucun défaut immédiatement perceptible de conception, en dehors des incohérences sémantiques que nous avons évoquées. De plus, plusieurs de ces matériaux affichent une réponse tolérable à la détection d’imagerie artificielle par des outils spécifiques13.
En parallèle à l’agenda médiatique, différentes démarches de documentation des faits violents et de reconstitution de l’opération ont été réalisées sur le web et les réseaux sociaux. C’est le cas notamment de la plate-forme Mapping the Massacre14, d’October 7 Testimonies15, du réseau d’intelligence Bellingcat16, ou encore d’analystes réalisant une étude de la géolocalisation des opérations sur les réseaux sociaux17. Ces vecteurs, et une large majorité de commentateurs, ont la plupart du temps validé la véracité les éléments fournis par Israël et par le Hamas. Les comportements ambigus du côté israélien, tels que l’application sans ambages de la clause Hannibal lors des combats, la posture propagandiste en réaction à l’opération ou encore la montée en épingle des sauvageries supposément infligées (décapitation de nourrissons) a été pointée marginalement par certains journalistes18.
Examen avancé des contenus multimédias
L’analyse fouillée des capsules multimédias issus du 7 octobre aboutit néanmoins à un résultat nettement différent. La lecture précise des séquences diffusées par les grands médias fait en effet ressortir un usage de l’intelligence artificielle générative dans la conception des scènes.
Une telle démarche d’investigation a été lancée, à partir d’octobre 2024, par Matt Guertin, chercheur indépendant et entrepreneur aux États-Unis, dans le domaine de l’imagerie informatisée. Ses travaux sur le 7 octobre 2023 ont été publiés sur son site19 et ont fait l’objet d’autres travaux journalistiques20. La vertu de son initiative est d’avoir posé certaines bases méthodologiques pour identifier visuellement, ainsi que par des mécanismes de traitement automatisé, les patrons de fabrication d’images par les technologies dites d’intelligence artificielle générative (technologies GAN). Nous avons procédé aux mêmes tests sur les matériaux sélectionnés dans son étude, ainsi que sur d’autres. Nous avons abouti aux mêmes conclusions, sauf dans le cas d’une vidéo divulguée par les forces israéliennes21 le 15 octobre 2023, qui ne comporte pas de marques visuelles d’ingénierie générative, à l’inverse du même contenu partagé par les médias internationaux22.
L’évolution de l’imagerie informatisée
Arrêtons-nous un instant sur l’évolution de l’imagerie assistée par ordinateur pour mieux en saisir les aboutissants et en discerner les limites méthodologiques.
L’édition ou la modification d’images par ordinateur a donné lieu historiquement la création d’une large gamme d’outils, classés dans le vaste registre de la conception assistée par ordinateur, et plus spécifiquement dans les outils d’effets spéciaux (CGI) et d’imagerie de synthèse. Cet outillage s’est adapté à l’évolution des techniques cinématographiques dont le principe invariant d’animation reste celui d’afficher une série d’images à une fréquence variant de 24 à 300 clichés par secondes. Les images sont stockées physiquement, au format optique (image imprimée sur une pellicule souple semi-transparente), analogique (bande magnétique), matriciel (suite de points dont la couleur est traduite en valeur numérique) ou encore vectoriel (ensemble de vecteurs convertis en équations mathématiques). Le passage au format matriciel et vectoriel dans les années 1980 a généré un bond dans le traitement numérisé des effets spéciaux. Sur le terrain spécifique de l’action terroriste, différents chercheurs avaient souligné à cette époque l’usage significatif des effets spéciaux (de type CGI) lors des attentats sur les Twin Towers du 11 septembre 200123.
L’avancée combinée du traitement statistique, de l’algorithmique et de la microélectronique a ensuite poussé en avant la capacité de traitement par les méthodes d’intelligence artificielle, à partir des années 2010. La reconnaissance de formes audiovisuelles, l’apprentissage par la machine et l’entraînement par modèle ont modifié la portée méthodologique de la conception assistée par ordinateur. En 2014, les réseaux antagonistes génératifs (GAN), parmi d’autres modèles génératifs, ont révolutionné l’imagerie. L’image et sa cinématique peuvent ainsi être programmées sur ordinateur et atteindre des niveaux supérieurs de réalisme. En aval, toute démarche de génération artificielle partant de cette méthode suppose une infrastructure informatique et une ingénierie de haut-niveau pour prétendre à un travail abouti.
De même que la première génération d’effets spéciaux (CGI), la conception assistée d’images par le truchement des technologies GAN engendre des traces et des défauts de conception. Ces marques de fabrication renvoient à la façon dont les algorithmes travaillent l’image et aux limites de calcul à la source de la programmation informatisée des images. D’une manière générale, elles ont trait à la discontinuité du tracé des objets visuels, des effets de traîne liés à leur mouvement, des variations anormales de coloration des pixels, jusqu’à la difficulté à gérer les contrastes et la superposition des plans en mouvement. Ces traces deviennent visibles par un examen à la loupe grossissante de la vidéo et par un défilement image par image24. La correction manuelle de ces défauts est bien sûr toujours possible, mais supposerait un considérable effort d’édition des contenus effectué au cas par cas et image par image. En sus de la détection par simple observation visuelle, Matt Guertin a normalisé différentes opérations de traitement25 permettant d’automatiser la détection de mosaïques de calcul sous-jacentes (carré de 32 ou 64 pixels, contourage accentué des objets, soustraction ou division entre deux images, etc.).
La construction artificielle des vidéos du 7 octobre 2023
Ces tests ont été réalisés sur près d’une dizaine de vidéos (voir à la fin) issues du 7 octobre 2023. Leur contenu est le plus souvent composite, c’est-à-dire que les capsules audiovisuelles ont été éditées en incorporant différents matériaux bruts, provenant eux-mêmes de sources multiples (Hamas, autorités israéliennes et autres protagonistes). Elles ont engendré des millions de vues sur les médias et les réseaux sociaux. Tous les échantillons se rattachent à des séquences de la journée du 7 octobre 2023: l’assaut du festival Nova ; les scènes de fuite des participants lors du même festival ; le franchissement du mur de sécurité entre Gaza et Israël ; l’assaut des groupes armés sur des kibboutz ; des sites militaires ou des voies d’accès ; l’interview de témoins par les journalistes ; la prise d’otage et le survol en drone de la route 232 menant au festival Nova.
Les séquences listées comportent toutes des marques plus ou moins prononcées de fabrication par l’intelligence artificielle générative, sauf celle mentionnée plus haut sur laquelle nous n’avons appliqué pour le moment qu’un test visuel. Ces traces numériques renvoient notamment à des discontinuités de forme, des anomalies de mouvement des objets présents dans la vidéo, des incohérences dans la superposition des différents plans ou bien encore des marques persistantes de floutage suivant la superposition de plans animés de l’image. Autrement dit, les scènes et les personnages montrés dans ces séquences ne sont pas un aperçu authentique du réel. Ils proviennent d’un processus de conception artificielle, assisté par ordinateur, lequel a incorporé dans son modèle de génération une phase d’entraînement nourrie par des images tirées de situations réelles ou simulées.
Débat stratégique
Dès lors, le 7 octobre 2023 a-t-il bien eu lieu ? Le festival Nova a-t-il réellement existé ou aurait-il été organisé préalablement sur un autre site que celui qui a été officiellement annoncé, afin d’enregistrer des images ensuite réutilisées dans la démarche d’ingénierie audiovisuelle assistée par IA? De proche en proche, l’existence même de l’opération est mise en cause par les observations livrées ici et par d’autres expertises bâties sur des démarches OSINT. Toute une série d’interrogations émergent alors et conduisent à revoir l’interprétation stratégique qui a officiellement été faite de l’opération et de l’agenda d’Israël.
Tout d’abord, la conception artificielle de séquences audiovisuelles de ce type de la part de l’État israélien ne relève pas d’un geste précipité ou opportuniste, séparé d’une intentionnalité et d’une préparation préalable du côté des autorités israéliennes. Elle suppose en amont une organisation conséquence et méticuleuse, capable de se projeter dans la préparation de preuves informationnelles pouvant coïncider avec les futures opérations menées durant la journée du 7 octobre ou éventuellement d’autres opérations à venir. Cette démarche implique de fait d’avoir une idée assez précise de la planification et du déroulement d’une opération future, en matière de temporalité, d’acteurs, d’équipement, de contexte géographique, voire de condition météorologique. Cet argument tend ainsi à mettre en cause l’effet de surprise tant agité dans les médias pour expliquer la faille défensive des forces israéliennes.
Ensuite, la nature des scènes mobilisées dans cette fabrication informationnelle démontre qu’il a bel et bien existé une volonté de majeure exploitation psychologique du choc du 7 octobre, bien entendu de la part du Hamas qui a activé sa propagande, mais également de la part des autorités israéliennes qui ont manifestement théâtralisé leur statut de victime dans l’actuel échiquier conflictuel du Proche-Orient. Le choix d’immersion audiovisuelle de l’audience internationale dans les phases sanglantes de l’opération et dans les épanchements émotionnels exprimés par les victimes, renvoie assez clairement au dessein de démultiplier l’impact psychologique de l’incursion islamiste, et de là de réifier plus encore la menace islamiste radicale planant sur Israël. Cette démarche a galvanisé en aval l’objectif de lancer une guerre de « nettoyage » dans la bande de Gaza, puis plus tard d’entamer un agenda offensif sur l’Iran.
Enfin, d’autres éléments informationnels, complémentaires de ceux mentionnés ici, renvoient à certains éléments contradictoires en matière d’instrumentalisation du conflit, voire d’antagonisme entre l’Iran et Israël dans la phase de conflit postérieur à l’opération du 7 octobre. De récentes investigations26 montrent que les bombardements effectués par l’Iran sur le sol israélien durant la Guerre de douze jours ont coïncidé avec des zones de logement en réhabilitation ou en projet de destruction. Certains des édifices visés portaient en effet un marquage visuel pour démolition. Par ailleurs, certains tirs de missiles iraniens, à partir du 13 juin 2025, n’ont pas de corrélation avec l’enregistrement des caméras publiques de surveillance braquées sur le ciel israélien27. Là aussi, les indices informationnels concourent à montrer que l’impact des missiles iraniens en Israël semble avoir été réifié afin de surjouer la posture victimaire de Tel Aviv et de légitimer une contre-réaction plus radicale dans la sous-région.
Liste des vidéos étudiées
- New footage shows Hamas terrorists brazenly shooting at partygoers fleeing the Supernova festival
- How Hamas fighters broke into a kibbutz (Oct 7 2023)
- Heavily armed Hamas terrorists steal car after attack on Be’eri Kibbutz in Israel
- IDF shows journalists raw footage of the October 7 Hamas terror attack
- Israeli rave goers run for their lives when Hamas paraglide in and start shooting
- Moment Hamas militants take civilian hostage in Israel
- Bodycam footage shows moment Hamas attacked Israel https://x.com/i/status/1725726314173215173 https://x.com/IDF/status/1713685914575044809

- Par exemple https://x.com/IDF/status/1713685914575044809 ou https://x.com/IDF/status/1713224721381118418 depuis le compte @IDF sur le réseau X.
- October 7th Tragedy https://octoberseventh.org/timeline.html
- Doubling previous numbers, report says 6,000 Gazans – including 3,800 trained Hamas terrorists – broke into Israel on Oct. 7 (31 août 2024) https://www.timesofisrael.com/liveblog_entry/doubling-previous-numbers-report-says-6000-gazans-including-3800-trained-hamas-terrorists-broke-into-israel-on-oct-7/
- October 7 attacks. https://en.wikipedia.org/wiki/October_7_attacks
- Unacknowledged False Flags: The October 7th Hamas Attack – Part 3 https://substack.com/home/post/p-168297372
- Why Hamas Attacked—and Why Israel Was Taken by Surprise (7 octobre 2023)
https://www.foreignaffairs.com/middle-east/martin-indyk-why-hamas-attacked-and-why-israel-was-taken-surprise
Why Hamas Attacked When It Did (6 décembre 2023)
https://www.csis.org/analysis/why-hamas-attacked-when-it-did - BREAKING: IDF Soldier Testifies He Was Told ‘No Patrols Along Gaza Border Until 9am’ On Morning Of October 7, 31 juillet 2025. Disponible sur https://archive.ph/0y94P
- Souvent depuis ses canaux du réseau Telegram https://t.me/qassambrigades. Voir https://dfrlab.org/2023/10/12/in-israel-hamas-conflict-social-media-become-tools-of-propaganda-and-disinformation/
- https://x.com/MorganC000/status/1948003876734402991
- https://x.com/MorganC000/status/1948004391409099219
- https://x.com/MorganC000/status/1948004010012614981
- https://www.youtube.com/watch?v=5hFRo19afmU
- Entre 20% et 55% de probabilités de trucage d’après des tests effectués sur AI Video Detector https://aivideodetector.net/ ou Deepware https://scanner.deepware.ai.
- https://oct7map.com/
- https://www.october7.org/
- https://www.bellingcat.com/news/2023/10/20/geolocating-hamas-led-attacks-on-israeli-civilians/
- Par exemple @GeoConfirmed sur le réseau X: https://x.com/GeoConfirmed/status/1768014100502577460
- https://iaindavis.substack.com/p/unacknowledged-false-flags-the-october-4b4
- https://matt1up.substack.com/
- How Israel Faked the Oct 7th Attack – A Conversation with Matt Guertin https://rumble.com/v621p6z-how-israeli-faked-the-oct-7th-attack-a-conversation-with-matt-guertin.html
- https://x.com/IDF/status/1713685914575044809
- Bodycam footage shows moment Hamas attacked Israel https://www.youtube.com/watch?v=s0VgUDSHvpI
- Voir notamment Andrew Johnson, 9/11 Finding the Truth ou Jim Marrs, The Terror Conspiracy Revisited: Deception, 9/11 and the Loss of Liberty.
- On peut utiliser pour cela un logiciel d’édition vidéo linéaire. de type Open Shot Video Editor.
- https://matt1up.substack.com/p/synthetic-ai-news
- Ballistics And BluePrints (juillet 2025) https://substack.com/inbox/post/167326360?r=1rap1m
- https://morganc000.substack.com/i/167326360/manufactured-optics






